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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Mort d’Ali Larijani, figure clef du pouvoir iranien
#guerreAuMoyenOrient
Article mis en ligne le 18 mars 2026

Le ministre de la Défense israélien a annoncé, mardi 17 mars 2026, la mort d’Ali Larijani dans des frappes menées dans la nuit de lundi à mardi. Une information confirmée par Téhéran dans la soirée du même jour. Il était devenu l’homme fort de l’appareil d’État iranien. Alors que le nouveau guide suprême Mojtaba Khamanei n’a pas été vu en public depuis sa nomination, Ali Larijani, lui, s’était présenté ces derniers jours en chef de guerre.

Entre diplomatie et violence, Ali Larijani a revêtu différents costumes, de philosophe à conseiller du guide suprême d’Iran, en passant par haut gradé des Gardiens de la Révolution et responsable de la propagande d’État. C’est finalement en tant qu’homme fort du pouvoir iranien qu’il a été ciblé par Israël, dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars.

Un homme du sérail (...)

Un négociateur pragmatique

Durant les années 2000, il est devenu secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, s’affichant en interlocuteur pragmatique sur la scène internationale lors de négociations sur le nucléaire. Il a soutenu, dix ans plus tard, l’accord nucléaire historique conclu avec les États-Unis, l’Allemagne, la Chine, la France, le Royaume-Uni et la Russie. Un accord piétiné trois ans plus tard par le retrait des États-Unis de Donald Trump.

Président du Parlement iranien de 2008 à 2020, puis conseiller spécial auprès du Guide suprême, il a plusieurs fois été écarté des élections présidentielles.
Massacres et diplomatie (...)

organisateur de la répression des manifestations anti-régime de janvier 2026. Des massacres durant lesquels des forces de sécurité iraniennes ont tué entre 7 000 et 30 000 personnes selon les estimations.

Sur la scène internationale, son nom est également revenu comme l’homme de l’ombre des négociations nucléaires indirectes entre Washington et Téhéran, jusqu’à ce que les États-Unis choisissent d’attaquer. De par son parcours au sein des différentes factions du régime, Ali Larijani assurait depuis le rôle de coordinateur entre les différents pouvoirs.