On croyait que cette nouvelle année serait marquée par la légalisation du cannabis dans les Etats de Colorado et du Washington comme en Uruguay – légalisations qui entrent en vigueur, là, demain, changeant la face du monde –, mais non, voilà qu’à la dernière minute tombent en série d’autres nouvelles non moins réjouissantes
poutine libère Khodorovsky et les Pussy riot, l’Italie ferme le camp de Lampedusa, la Chine abolit le laogai, et voilà que la Birmanie libère ses prisonniers politiques… Demain, on rase gratis… Ces nouvelles de fin d’années sonnent comme des poissons d’avril, mais non, on est bien en décembre, et demain l’an nouveau se présentera sous ce nouveau jour où les acteurs les plus violents tout d’un coup se présentent comme des agneaux…
Que resterait-il à espérer ? Derrière ces réformes cosmétiques, l’instauration de réelles démocraties ? Qu’en France, vingt ans après le génocide des Tutsi, l’Etat fasse enfin face à ses responsabilités ? Que, non content de dénoncer l’antisémitisme de Dieudonné, Manuel Valls mette fin à la chasse aux Rroms et régularise les sans-papiers ? Que le Conseil constitutionnel abroge la loi de programmation militaire, avec son article 20 liberticide et l’ensemble de ses articles qui entraînent le pays à la ruine et à la guerre ?
Est-il l’heure de faire des vœux ? Alors, on n’en ferait qu’un seul : que soit adopté d’urgence le plus vaste programme de désarmement, pour donner à l’humanité les moyens de survivre à la catastrophe écologique et sociale qui monte de toutes parts à un rythme aussi accéléré que la fonte des glaces… (...)