Préserver ce qu’il reste de nature au prix de la liberté ?
Enjeux politiques, postérité et actualité de l’œuvre de Bernard Charbonneau
Dès les années 1930, Bernard Charbonneau acquiert la conviction que le XXème siècle serait à la fois celui du saccage de la nature et celui du totalitarisme.
Pour Charbonneau, en effet « le régime totalitaire pourrait se définir comme un brusque accomplissement des virtualités sociales de la technique » (L’État).
La course aveugle au développement industriel et technoscientifique engendre une désorganisation environnementale et sociale qui va confronter l’humanité à des crises d’une gravité croissante.
Le seul moyen d’éviter le chaos qui s’annonce sera alors de procéder à une réorganisation en profondeur de la vie économique et sociale, et pour cela, compte tenu de la puissance croissante des techniques auxquelles individus et organisations de toutes sortes peuvent accéder, il faudra exercer un contrôle rigoureux des activités humaines et des territoires qui ne laisse rien de côté.
L’œuvre écrite et les actions entreprises par Charbonneau sont l’expression du refus passionné d’un tel avenir. (...)