L’année 2019 a été marquée par le rapport de l’IPBES, alertant sur le fait qu’un million d’espèces sont menacées d’extinction. Rien que sur la décennie venant de s’écouler, plus de 400 espèces se sont bel et bien éteintes.
Dans l’histoire de la planète, cinq extinctions de masse ont déjà eu lieu. La sixième est peut-être en cours. Cette idée s’impose de plus en plus dans la communauté scientifique, face à un taux de disparition des espèces toujours plus rapide et bien au-delà de la normale. L’année 2019 est d’ailleurs marquée par la publication, en mai dernier, d’un rapport choc de l’IPBES : selon cette organisation réputée, pas moins de 1 million d’espèces sont à l’heure actuelle menacées d’extinction. (...)
Si la planète compte probablement des dizaines de millions d’espèces, le danger qui pèse sur la biodiversité est tout sauf négligeable. Pour en prendre la mesure, les chiffres à l’échelle de la décennie des années 2010 sont parlants. Le référencement des extinctions est proposé en ligne par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Cette organisation propose une « Red List », consultable sur son site internet. (...)
435 espèces sont entièrement éteintes.
41 espèces sont éteintes dans la nature (cela signifie qu’elles perdurent toujours dans des parcs et divers lieux protégés). (...)
Ces chiffres sont à lire en ayant en tête que le « taux normal » des extinctions, hors période d’extinction de masse, est d’une espèce par an, avant l’humanité. Relevons également que, parfois, les espèces peuvent avoir disparu un peu avant leur année de disparition officielle, mais il faut du temps pour que les scientifiques soient définitivement certains que plus aucun individu n’existe. Déclarer une espèce comme éteinte est une ultime résignation, quand toutes les recherches se sont avérées infructueuses. (...)
QUAND UNE ESPÈCE A DISPARU, IL N’Y A PAS DE RETOUR EN ARRIÈRE (...)
« Quand on reforeste une région où il y a un vide total de forêt autour, on ne retrouve pas la biodiversité forestière : 95 % des animaux et des plantes qui vivaient dans ces espaces seront définitivement perdus. La plupart des espèces ne sont pas capables de revenir à distance, car très sédentaires. » La destruction des habitats est une menace pour la biodiversité autant que le changement climatique et la pollution. (...)
chaque extinction d’espèce perturbe quasi-immédiatement et profondément tout l’équilibre des écosystèmes (des prédateurs en manque de proies et inversement, par exemple). D’où la nécessité de tout mettre en œuvre pour sauver les derniers individus survivants d’une lignée.