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Greek crisis
Fauvisme... grec
Article mis en ligne le 4 avril 2016
dernière modification le 3 avril 2016

Mois d’avril, déjà. Les Grecs ont comme l’impression que leur temps tourne rapidement et surtout... en rond. De manière fatalement sporadique, nos manifestants apparaissent dans le centre-ville parfois la nuit tombée, pour crier toute leur colère... accommodée par les syndicats. Comme l’autre soir durant le rituel... offert par les troupes du syndicat PAME, proche du PC grec. Expressions largement désabusées, visages fatigués, le tout, dans l’indifférence des badauds. Le temps de la simplicité n’est plus, et cela visiblement pour tous.

L’indifférence, ou plutôt son apparence se généralise, en réalité l’opinion grecque est en ce moment secouée par un bien détonant mélange de dépit et de colère, intériorisés jusqu’au plus profond des retranchements de la psyché.

D’ailleurs pour de nombreux Grecs, leur quête de la survie s’approche bien fatalement du cercle implacable des nécessités vitales, d’où également cette mutation quand à leur sens politique subsistant, conséquence directe de l’escroquerie politique incarnée (aussi) par gouvernement actuel ; ce qui n’arrange rien en réalité. Lorsqu’on sait que l’action politique ne débute qu’à partir du moment où les humains transgressent un jour le domaine des nécessités vitales pour s’interroger sur le juste et l’injuste, on prend alors toute la mesure de... l’acosmisme triomphant en Grèce en ce moment. Accalmie peut-être avant la bourrasque ?

Sur ce nouvel impossible, vient de se greffer désormais le problème (provoqué et instrumentalisé par les élites), celui des migrants (problème qui devient par la force des choses celui des Grecs), car la situation s’empire de jour en jour. Les empoignades violentes entre migrants sont désormais quotidiennes, parfois, ils se prennent aussi aux forces de l’ordre, ces dernières ont toutefois reçu l’ordre de ne pas faire usage (si possible) de la violence.

Ces mêmes policiers et gardes-côtes, ont ainsi vidé tout leur sac devant les micros des medias, dénonçant par la même occasion toute l’arrogance et le pouvoir largement hétéronome que certains membres des ONG se font si fièrement les... porteurs, ayant en quelque sorte pris... en main (souvent après dispute), les fonctions régaliennes (et de souveraineté), normalement exercées par les fonctionnaires de l’État en la matière (surveillance des côtes, des frontières maritimes, accueil des refugiés et migrants, sauvetage en mer). Lorsqu’on sait en plus que les Gardes-côtes doivent payer de leurs poches une partie du matériel, mais aussi les fréquents examens de santé rendus nécessaire par leur contact avec la population des migrants, le tout pour une prime de douze euros par jour au lieu (parfois même) de deux cent euros par jour que perçoivent les membres de certaines ONG, l’amertume devient-elle de règle comme de saison en Grèce en ce moment. (...)