
Comme les hirondelles,le Festival des Résistances et Alternatives à Paris se pose au printemps pour évoquer les thèmes porteurs de l’année en cours,les malaxer,les digérer et repartir vers d’autres horizons.
Qui se souvient encore que l’année dernière nous interrogions Mai 68 sur la permanence de l’utopie ? Qui se doutait alors que la crise allait tout emporter sur son passage ? Tout emporter ? Vraiment ? Ne dénoncions-nous pas déjà le système capitaliste et la crise du productivisme ? La crise a bon dos qui nous ferait nous recroqueviller sur nos intérêts immédiats pendant que les classes dirigeantes se réunissent dans de grands raouts mondiaux ou européens. En ce printemps de nouvelles luttes,de nouveaux réseaux se développent sans que nous puissions encore en deviner la perspective collective.Le pouvoir en place l’a bien compris qui tisse les filets d’un système répressif tous les jours plus resserré,ayant tellement peur d’un mouvement de révolte générale qu’il est prêt à l’inventer.
Dans ce climat entrechien et loup, où les repères s’effritent,le Festival des Résistances a choisi d’ouvrir ses festivités par un retour sur le décembre grec,en passant par des thèmes révélateurs du “moment en cours”, pour continuer la réflexion sur la tentative d’étouffement de nos révoltes. Lotta continua, la lutte continue...