Deux publications récentes de la Direction générale des finances publiques (DGFiP) * et du ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique**, dressent un premier bilan de la mise en œuvre du prélèvement à la source en 2019.
On rappellera d’une part, que cette réforme des modalités de recouvrement de l’impôt sur le revenu ne constitue pas une réforme fiscale de fond, puisque les règles qui le régissent (quotient familial et conjugal, existence de nombreuses « niches fiscales ») ne changent pas et d’autre part, que cette réforme avait été initiée sous le mandat de François Hollande puis mise en œuvre, après quelques atermoiements et des sueurs froides pour les pouvoirs publics***, sous le premier quinquennat d’Emmanuel Macron.
La présente note reviendra sur le débat, ancien, qui oppose partisans et opposants au prélèvement à la source (1) puis, sur la base de ces travaux, montrera en quoi le premier bilan que l’on peut tirer du prélèvement à la source appelle des développements et des nuances (2), voire tout simplement un débat sur une véritable réforme de paiement de l’impôt sur le revenu (3).
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