17 % des entreprises sont dans le rouge, les dirigeants semblent découvrir le problème… Point d’étape de l’index de l’égalité professionnelle.
Les points d’étape de l’index de l’égalité professionnelle se suivent et se ressemblent avec quelques bons élèves, des cancres assumés, beaucoup de « peut mieux faire » et encore plus de « je ne savais pas qu’il y avait interro, mdam… » Et toujours une exaspérante candeur chez les dirigeants d’entreprise. En présentant ce mardi matin un « point d’étape » du déploiement de l’index de l’égalité professionnelle auprès des entreprises de plus de 250 salarié.e.s, Muriel Pénicaud, ministre du Travail a encore répété que les dirigeants d’entreprise n’en finissaient pas de dire qu’ils découvraient, avec cet index, qu’il existait des inégalités entre femmes et hommes. Il y avait pourtant eu auparavant six lois avec obligation de publier des rapports de situation comparée dont ils s’appliquaient à ignorer l’existence. (...)
Globalement, le point d’étape indique que 99 % des entreprises de plus de 1000 salarié.e.s ont publié leur index de l’égalité. Rappelons que cet index instauré par la loi « avenir professionnel » du 5 septembre 2018, repose sur cinq critères : outre celui de l’augmentation au retour du congé de maternité, la suppression des écarts de salaire à poste et âge comparables (40 points), la même chance d’avoir une augmentation (20 points), la même chance d’obtenir une promotion (15 points) et au moins quatre femmes dans les 10 plus hautes rémunérations (10 points)
17 % en alerte rouge (...)
Et les grandes entreprises ne sont pas les meilleures (...)
Côté « bons élèves » « 167 entreprises ont 99 ou 100 points, soit à peine 3,5 %. Et la liste de ces entreprises sera publiée sur le site du ministère car Muriel Pénicaud veut habilement manier la carotte et le bâton. Elle projette aussi de balancer les noms des cancres à moins de 75 points au 1er mars prochain. En attendant, elle donne en pâture les noms de quatre entreprises de plus de 1 000 salariés qui n’ont toujours pas publié leur note : « Association bas-rhinoise d’aide aux personnes âgées, Mutualité Anjou-Mayenne, Sepur dans le secteur du nettoyage, et Jardel Services ». Et l’inspection du travail est mise à contribution : elle aurait effectué plus de « 5 000 contrôles » , 17 entreprises auraient été mises en demeure, dont « une a eu une notification financière et a rectifié » (...)
Le 1er mars 2020, ce sera au tour des entreprises de 50 à 250 salarié.e.s de publier leur note.