Dans une longue lettre, le prince et homme d’affaires Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud dénonce l’interdiction faire aux Saoudiennes de prendre le volant.
« Une telle interdiction est fondamentalement une violation des droits des femmes, d’autant plus qu’elle persévère après qu’elles ont obtenu le droit à l’éducation et au travail salarié », estime l’homme d’affaires milliardaire. Et d’exposer une série de raisons, économiques principalement, mais aussi sociales, religieuses et politiques, qui justifient que les Saoudiennes puissent prendre le volant.
Cette voix aura-t-elle plus d’impact que celles des militantes Saoudiennes qui, depuis des années, réclament ce droit, parfois en défiant les autorités, sans succès ? Rien ne l’assure. Le prince est un homme d’affaires, pas un politicien.
Enjeu économique
S’il se positionne de longue date comme un défenseur des droits des femmes – au regard de la rigueur du pouvoir saoudien – son appel reste mesuré. Il condidère par exemple que les femmes ne devraient pas pouvoir conduire hors des limites des villes. Et devraient toujours avoir un téléphone sous la main par mesure de sécurité – mais aussi pour pouvoir les suivre à la trace. (...)