En janvier et février 2017, une équipe franco-américaine découvrait près la Vézère des dessins pointillistes d’un auroch et d’un mammouth laineux datés de plus de 34.000 ans. La signification de ces représentations, souvent symboliques, reste mystérieuse. En 2013, une étude concluait que les auteurs de ces œuvres, en partuculier les silhouettes de mains, étaient souvent des femmes.
(...) Dans le cadre de ses recherches, le chercheur exploite un algorithme de son cru pour déterminer le sexe du propriétaire des empreintes. Cet outil informatique se base notamment sur la longueur des mains et des doigts, mais aussi sur des ratios calculés entre les longueurs de l’index, de l’annulaire et de l’auriculaire. Résultat : 24 des 32 empreintes analysées peintes par la technique du pochoir (de la peinture était projetée par l’artiste sur sa main) appartiendraient à des femmes. Pour les huit restantes, trois étaient celles d’hommes adultes et cinq d’adolescents. (...)
L’art rupestre du Paléolithique était principalement féminin
Mais comment savoir s’il s’agit bien des empreintes des artistes. N’auraient-elles pas pu appartenir à des modèles ? Deux arguments plaident en faveur de la première hypothèse. Premièrement, des peintures rupestres ont été découvertes dans des grottes parfois très exiguës, où il est donc difficile de se tenir et de travailler à plusieurs. (...)