Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Agoravox
La Flandre et L’extrême droite. On y danse, on y danse tous en rond
par asterix mardi 12 février 2013
Article mis en ligne le 15 février 2013
dernière modification le 12 février 2013

Maman Flandre commence doucement à prendre conscience du guêpier dans lequel elle s’est elle-même fourrée. Depuis la dernière réforme de l’Etat qui ne fut qu’une capitulation sans condition de la francophonie belge devant ce déni démocratique qui consacre pour des raisons irrationnelles l’encerclement anti-démocratique de Bruxelles, capitale de l’Europe, dans la future nation flamande, on assiste à un revirement relatif du monde politique flamand.

Non pas front au délire nationaliste qui empoisonne tous ses composants, sauf le minuscule Parti du Travail, mais devant les conséquences à très court terme de ce qu’il a lui-même voulu. A force de courir derrière le nationalisme outrancier au lieu d’en dénoncer le danger, la démocratie flamande, ou ce qu’il en reste, est maintenant prisonnière du néo-fascisme rampant et ne sait plus comment s’en sortir. Non pas par sursaut démocratique, ce serait trop lui demander, mais parce que le poison qu’elle a elle-même contribué à instiller se retourne contre TOUS ses composants, au point qu’elle en vient à craindre le pire des scénarios pour sa propre effectivité : voir la seule N-VA du Führer Bart De Wever qui n’était qu’un groupuscule vaguement paramilitaire il n’y a même pas dix ans devenir majoritaire lors des prochaines élections législatives qui auront lieu en 2014.

Sauve qui peut ! Adieu mandats juteux et autres influences occultes devant ce qui s’annonce d’ores et déjà comme un raz de marée de grande ampleur. Si, comme le prédisent les sondages, la bande à De Wever rafle plus de la moitié des sièges du corps électoral flamand, la Belgique ne comptera plus 580 jours sans gouvernement, mais plus de gouvernement du tout et c’est bien ce que ce fils et petit-fils de collabos notoires cherche. Et le bougre ne s’en cache pas. Les statuts de son parti le précisent en première ligne : sa N-VA peuplée d’anciens collabos et de transfuges encore plus de sang pur veut l’indépendance de sa « Flandre martyre « et l’aura. (...)