Incroyable scoop ce mercredi au journal de 20h de France 2 : David Pujadas annonce « la fin du patriarcat ». Elle aurait même sonné depuis déjà « un demi-siècle ». Et dire qu’on avait raté cette information !
La patriarcat n’est plus, quel soulagement… Que les hockeyeuses américaines aient dû se battre d’arrache-pied pendant deux semaines pour obtenir la même considération que leurs homologues masculins, ce n’est donc qu’une anecdote. D’ailleurs, si le patriarcat existait encore, elle n’auraient pas remporté leur bras de fer. Renvoyées à leurs foyers. Et le patriarcat aurait-il accepté sans broncher la statue d’une “Fille Sans Peur” à deux pas de Wall Street ? Allez poser la question aux 84% d’hommes qui administrent les géants de la finance.
Qu’un tabloïd britannique ait analysé une importante rencontre entre deux Premières ministres sous l’angle de l’attractivité de leurs jambes, comment s’en offusquer puisque le patriarcat n’est plus ? D’ailleurs, ne compte-t-on pas aujourd’hui 16 femmes cheffes d’État et/ou de gouvernement dans le monde, deux fois plus qu’il y a 12 ans ? Bon, d’accord, il y a 192 pays dans le monde. Et alors ?
Quant à ces images d’hommes réunis entre eux pour légiférer contre les droits des femmes aux États-Unis, ce n’est sans doute qu’un malencontreux hasard. Puisque le patriarcat, c’est fini !
Et pourtant, malgré cet élan d’optimisme, on ne peut s’empêcher de douter. Les exemples ci-dessus ne seraient-ils pas les signes d’une volonté de contrôle des hommes sur le corps des femmes ; d’une exclusion continue de ces dernières du pouvoir politique, économique, médiatique ? (...)