Selon une étude menée par des chercheurs de la Dornsife School of Public Health de l’université Drexel, le stress psychosocial pourrait accroître considérablement le risque de maladie coronarienne. Le stress au travail combiné au stress social augmentent fortement ce risque chez les femmes. Le stress au travail est d’autant plus fort qu’elles sont rarement à des postes de pouvoir et ont donc a subir des attentes et exigences élevées. Ce qui ne les rend pas sereines. A ce stress professionnel s’ajoute la charge mentale de la gestion du foyer et l’exécution des tâches domestiques, activités hautement stressantes encore assignées aux femmes.
L’étude indique que les effets du stress professionnel et du stress social sur les femmes ont un impact considérable sur la santé, les deux étant associés à un risque 21 % plus élevé de développer une maladie coronarienne.
Près de 5 % des femmes ont développé une maladie coronarienne au cours des 14 années et sept mois de l’étude. Les chercheurs ont tenu compte de l’âge, du temps passé au travail et des caractéristiques socio-économiques et concluent que les événements de vie très stressants sont associés à une augmentation de 12 % du risque de maladie coronarienne. Une forte pression sociale est associée à une augmentation de 9 % du risque de maladie coronarienne. (...)
« La pandémie de covid19 a mis en évidence les difficultés que rencontrent les femmes pour concilier travail rémunéré et organisation de la vie sociale » a rappelé Yvonne Michael, professeure associé à la Dornsife School of Public Health. « J’espère que ces résultats conduiront à mettre en place de meilleures méthodes de surveillance du stress sur le lieu de travail. Ces résultats nous rappellent la double charge à laquelle les femmes qui travaillent sont confrontées en raison de leur travail non rémunéré de soignantes à la maison. »