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Les Mayas (et leur calendrier) versus Coca Cola
Article mis en ligne le 4 août 2012

La Bolivie a annoncé que la société Coca Cola, un des symboles fondamentaux du capitalisme américaniste, sera expulsée de ce pays le 21 décembre 2012, selon la date symbolique de la findu calendrier mayas que nombre d’interprétations présentent comme l’annonce de la fin du monde. Cette décision, avec ce caractère symbolique, est présentée selon l’idée que le 21 décembre 2012 marque plutôt “la fin du capitalisme” que la fin du monde… Russia Today présente la nouvelle, le 1er août 2012.

(...) Le même article de RT revient sur la décision de 2011 du géant US du fastfood, McDonald, d’abandonner, pour cause d’absence de profit après une décennie d’effort, le marché de la Bolivie (“le second pays d’Amérique latine à n’avoir plus désormais un seul ‘restaurant’ McDonald”). La cause de cet intérêt de RT est un documentaire de McDonald sur son échec en Bolivie (Why McDonald’s failed in Bolivia). McDonald estime que la cause de cet échec est culturelle et nullement commerciale, due au comportement traditionnel des populations boliviennes, et même à un retour à ce comportement largement encouragé par la présidence Morales. (...)

Cet ensemble de nouvelles offre une lumière différente, et peut-être mieux appropriée, sur les conditions de la crise générale en cours, et de l’affrontement entre les centres antiSystème et le Système producteur du capitalisme. Il est vrai que le capitalisme lui-même est arrivé à son “stade final” (l’expression marxiste vaut dans un sens général et métahistorique), qui est non seulement son autodestruction mais l’exposition complète de sa nature profonde produisant la recherche systématique de la déstructuration et de la dissolution du monde. Cela passe par la destruction, prioritairement, des structures héritées directement ou indirectement de la tradition, par l’homogénéisation des comportements, notamment par des processus d’addiction artificielle passant effectivement par la consommation de produits complètement capitalistes à cet égard. Coca Cola est l’archétype de la chose, avec sa “formule” de fabrication gardée secrète, les réflexes d’addiction qu’il crée, etc. McDonald est de la même eau, selon cette même démarche de destruction par entropisation de tous les comportements. (...)

Indirectement, la démarche est une sorte d’officialisation dans la politique du symbolisme de la fin du monde-tel-qu’il-est (tel qu’ils nous l’ont fait), donc du symbolisme de la fin du monde-Système. Que la mesure ait ou n’ait pas été pensée de la sorte n’importe pas, puisque le résultat est là. Ce qui importe, c’est la création, ou plutôt l’alimentation d’un climat psychologique intégrant ce symbolisme et sa signification catastrophique et catastrophiste pour le Système. Il importe d’avoir un arsenal psychologique pour pousser l’évolution des esprits dans ce sens, pour parvenir effectivement à nous faire penser “la fin du monde-tel-qu’il-est (tel qu’ils nous l’ont fait), donc la fin du monde-Système”. Cette incitation à l’audace de la pensée, passant par l’évolution de la psychologie, est un facteur primordial dans l’accélération de l’autodestruction du Système et dans le renforcement de la puissance de la psychologie antiSystème ; les actes du gouvernement boliviens y contribuent joliment… (...)

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