Après l’oxymore du « développement durable », nous voilà arrivés dans ce que le déni collectif de la crise écologique peut produire de pire, à savoir la « croissance verte ».
Car suite à l’effondrement en cours des économies occidentales depuis 2008, au lieu de se poser des questions de fond sur ce qui nous a mené là et la manière d’y répondre, notre oligarchie éclairée n’a rien trouvé de mieux que foncer la tête dans le guidon sur les rails qui nous y ont mené, mais en ayant recours à une nouvelle rhétorique qui est celle de la « croissance verte ».
Car depuis l’épisode éphémère du « Grenelle de l’Environnement », une idée, qui pourtant n’a rien de nouveau, a surgi dans l’espace médiatique consacré à la crise économique, à savoir que cette dernière pouvait constituer une opportunité pour relancer une croissance en berne.
D’où le succès de cette nouvelle expression destinée aussi à répondre aux oiseaux de malheurs estimant que la cause structurelle de la catastrophe écologique en cours se trouvait dans la croissance économique et technique ignorante des limites de la terre [1] comme de celles liées intimement à la conditions humaines.
Les illustrations de cette absurdité se rencontrent dans à peu près tous les domaines de la gestion officielle du désastre en cours, mais j’en retiendrai trois à titre pédagogique.
Des énergies renouvelables mais à échelle industrielle (...)