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Les zones humides disparaissent silencieusement
Article mis en ligne le 7 février 2014
dernière modification le 4 février 2014

Le 2 février était la Journée mondiale des zones humides. Un événement passé sous silence, alors que, de l’aéroport de Notre Dame des Landes à l’autoroute A 831 en marais poitevin, la machine à détruire continue son avancée. Pourtant, des solutions existent pour assurer la pérennité agricole de ces écosystèmes essentiels à la santé de la biosphère.

Nous les imaginons comme des lieux hostiles, dans lesquels moustiques et crapaux pullulent dans une eau saumâtre et stagnante... Ce sont les marais, les landes, les tourbières, les mares, les abords de fleuves, ou encore les marais salants.

Pourtant, les scientifiques ont montré que les zones humides sont parmi les lieux les plus riches en biodiversité de la planète. Elles servent de lieu de reproduction pour de nombreux poissons et pour la totalité des batraciens et elles abritent de nombreuses espèces d’oiseaux. Elles filtrent l’eau, l’absorbent en cas de grosses pluies, la relâchent en cas de sécheresse.

Difficile d’avoir des chiffres précis, mais en France métropolitaine les zones humides représentent 3 à 4% du territoire. Une bonne partie est utilisée par l’agriculture et surtout par les éleveurs qui y cultivent du fourrage et y font paître le bétail. (...)

s zones humides régressent et parmi elles, les prairies humides, donc celles ayant un usage agricole, font partie des plus touchées.

"On remplace les gens par des tracteurs de plus en plus gros et on aménage les parcelles pour laisser passer les machines. On draine les zones humides, on transforme le paysage pour qu’il s’adapte à des procédés standardisés et que l’on puisse utiliser les mêmes techniques que partout ailleurs en France", dénonce Frédéric Signoret. "Alors qu’en fait, si on veut produire pour de nombreuses personnes en préservant l’environnement, on a tout ce qu’il faut... Mais on a perdu le savoir faire." (...)