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Malgré les annonces de Macron, la mobilisation des "gilets jaunes" risque de se poursuivre
/AFP
Article mis en ligne le 11 décembre 2018

La révolte des "gilets jaunes" va peut-être refluer mais ne va pas s’arrêter après le discours d’Emmanuel Macron qui a annoncé une série de mesures sociales saluées par une partie des protestataires mais dénoncées par d’autres, estimait mardi la presse.

Pour Libération, "le Président parie sur un reflux du soutien de l’opinion aux gilets jaunes". Le reflux est "possible", estime Laurent Joffrin. "Mais le mouvement, selon toutes probabilités, ne s’arrêtera pas du jour au lendemain", parie le journal qui fait dire en "une" à M. Macron : "je vous ai un peu compris".

"Les annonces exprimées hier soir, avec en bonus ce nouveau mea culpa pour des propos qui +ont pu blesser+, ne vont pas ramener le calme du jour au lendemain, ni faire disparaître aussi vite qu’il est apparu le jaune fluo au bord des routes", ose de son côté Hervé Favre dans La Voix du Nord.

Dans L’Alsace, Laurent Bodin note que "les mesures annoncées par le président vont au-delà de ce que pouvaient espérer les gilets jaunes au début du mouvement". Mais "cela leur suffira-t-il ?". "Rien n’est moins sûr tant leurs revendications sont diverses et évolutives".

Pour calmer la colère, "Macron desserre les cordons de la bourse", titre Le Figaro en "une". C’est même "joyeux Noël avant l’heure", ironise l’éditorialiste Alexis Brezet. Cela "convaincra-t-il les révoltés de ranger leur gilet jaune dans la boîte à gants ?" Alexis Brezet refuse d’esquisser un "pronostic" même s’il "souhaite" que cela s’arrête.

 "Prix fort" -

La liste de Noël "coûtera aux contribuables plus de dix milliards" et Macron a, peu ou prou, coché toutes les cases que lui réclamaient les gilets jaunes", observe Sébastien Lacroix de L’Union et l’Ardennais. Alors "qui l’emportera de l’insatisfaction des gilets jaunes ou du ras-le-bol des autres ?" Lui aussi refuse de parier en raison de "la détestation que suscite désormais ce président qui croyait avoir raison sur tout". (...)