Médecins sans frontières dénonce la systématisation des violences policières qui ciblent les centaines de migrants parisiens en errance dans la capitale. Les policiers harcèlent les migrants en leur confisquant leurs couvertures, utilisant parfois des gaz lacrymogènes pour les disperser, allant jusqu’à leur interdire de s’asseoir dans la file d’attente du centre humanitaire de la Chapelle où ils attendent une place d’hébergement.
Ces pratiques inacceptables mettent en danger la vie des migrants : les équipes de Médecins sans frontières ont dû prendre en charge huit personnes proches de l’hypothermie. (...)
Depuis juin, une trentaine de campements ont été démantelés dans Paris et une grande majorité des migrants ont été mis à l’abri dans des structures d’hébergement provisoire. Depuis l’évacuation du dernier campement à Stalingrad début novembre, le gouvernement a annoncé qu’aucun nouveau campement ne sera toléré, grillageant les anciens lieux de regroupement des migrants, et intensifiant les patrouilles policières. (...)