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Marie-Claude Saliceti
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SOS Mediterranée
« Nous sommes juste un grain de sable mais il ne faut pas dénigrer le pouvoir de ce grain de sable. »
Article mis en ligne le 29 août 2021

Zigo, le batteur de Dub inc., croit à la force du collectif. Depuis 2019, le groupe de reggae stéphanois a reversé 40 000 € à SOS MEDITERRANEE grâce à un concert bénéfice à Dijon et surtout, à un titre qui a dépassé les 7 millions de vues sur Youtube. Le clip « À travers les vagues » a ainsi, à lui seul, généré 29 500 € de recettes reversées à l’association depuis sa sortie en février 2019. « Mais on aimerait tellement pouvoir faire plus ! »

Pour enregistrer cette chanson qui raconte la terrible traversée de la Méditerranée, Dub inc. a embarqué une dizaine d’artistes et de groupes qui ont spontanément adhéré à la cause : Taïro, Naâman, Jahneration, Balik, BroussaÏ, Mellow Mood, Skarra Mucci, Awadi, Raphaël et Solo Banton. « On voulait rassembler large et on savait que tous les artistes à qui on a demandé de participer accepteraient tout de suite. C’était l’occasion de mobiliser encore plus d’oreilles pour SOS MEDITERRANEE ! » (...)

L’exil en héritage

« Si c’était moi, si c’était toi, on ferait pareil bien sûr qu’on crierait à l’aide » dit la chanson. Cette propension à se mettre à la place de « l’autre » et la prédilection du groupe pour des thèmes sociaux, souvent liés à l’exil, ne sont sans doute pas étrangères à ses origines. (...)

« Quand on voit ces bateaux de sauvetage remplis de femmes, d’enfants, d’hommes, qui errent pendant des semaines avant de pouvoir débarquer, ça nous rend malades ! Et en plus, il y en a pour essayer de faire croire que le travail des ONG est illégal ! Mais c’est de ne pas secourir les gens en mer qui est illégal ! C’est une honte ! SOS MEDITERRANEE nous redonne un peu de dignité en tant qu’Européens.

Nous on veut que tout le monde sache ce qui se passe : on communique autant qu’on peut sur SOS MEDITERRANEE et sur la situation en mer ! On ne peut pas laisser les personnes exilées se débrouiller toutes seules. Il faut agir avec celles et ceux qui se mobilisent pour les sauver. (...)

« Le reggae véhicule ce genre de message : briser les chaines, aider son prochain… Si c’est naïf, si c’est rester un enfant que d’y croire, que de cultiver l’ouverture à l’autre, alors restons des enfants et remettons-nous à partager ! »