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Rue 89
Nouvel assassinat d’un dirigeant de gauche en Tunisie
Article mis en ligne le 25 juillet 2013

Pour la deuxième fois en quelques mois, un dirigeant d’un parti de gauche tunisien a été assassiné ce jeudi à Tunis. Mohamed Brahmi a été abattu de onze balles tirées à bout portant alors qu’il sortait de chez lui, à la cité el-Ghazela, un mode opératoire qui rappelle l’assassinat de Chokri Belaïd en février dernier. Ses meurtriers ont pu s’enfuir et n’ont pas été identifiés.

Agé de 58 ans, député élu à Sidi Bouzid, le point de départ de la révolution de 2011, ancien président du mouvement Echaab (Peuple), il avait récemment fondé un nouveau parti, Attayar Echaab (Courant populaire).

Militant de gauche depuis ses études, notamment dans un mouvement nassérien clandestin, Mohamed Brahmi avait été arrêté deux fois à l’époque de Ben Ali, en 1981 et 1986.

Cet assassinat survient le jour anniversaire de la proclamation de la République en Tunisie. (...)

La nouvelle a fait l’effet d’un électrochoc en Tunisie, alors que le meurtre de Chokri Belaïd n’a toujours pas été élucidé. Une foule considérable avait participé aux funérailles du leader de gauche en février. (...)

Une foule s’est réunie spontanément sur l’avenue Habib-Bourguiba, au centre de Tunis, le point de ralliement de tous les rassemblements depuis la Révolution de 2011, pour exprimer sa colère. La police a fait usage de gaz lacrymogènes, tandis que des renforts ont été déployés devant le Ministère de l’Intérieur, interdit d’accès.

David Thomson, le correspondant de France 24, rapporte qu’une foule est également réunie devant l’hôpital où se trouve le corps de Mohamed Brahmi, et réclame le départ du pouvoir du parti Ennahdha.