Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
le Parisien
Paris : les goélands attaquent les drones de la police
Article mis en ligne le 26 juin 2019

Le dossier paraît sensible. Après une journée et demie de réflexion, la préfecture de police (PP) de Paris a rendu un avis défavorable à notre demande. Nous cherchions à obtenir des informations sur des attaques de drones policiers dans la capitale par des goélands. Plus audacieux encore, nous sollicitions un entretien avec un télépilote ou un responsable de la direction des services techniques et logistiques (DOSTL), l’unité de la PP chargée de l’utilisation de ces engins volants. Niet. La crainte d’être moqué ? Ou la peur de dévoiler des informations sur une activité encore discrète de la police ?

Selon des sources concordantes, plusieurs drones de la préfecture de police de Paris ont essuyé ces derniers mois la colère de ces oiseaux au bec jaune, des goélands de grande envergure. Environ une dizaine d’incidents aurait été recensée par la DOSTL, dont l’un encore le week-end dernier, lors de l’acte 32 des Gilets jaunes. Ce samedi-là, des oiseaux marins auraient été aperçus à proximité du drone de la PP qui survolait la manifestation. Une simple tentative d’intimidation… Le télépilote aurait fait atterrir son appareil pour éviter tout risque de collision. Depuis plusieurs mois des conseils de vigilance ont été transmis aux opérateurs chargés de guider à vue ces engins volants. (...)

la PP n’apprécie que très modérément l’esprit grégaire de ces oiseaux qui, faute de falaises et d’embruns marins, nichent à proximité de la Seine, sur les terrasses en graviers et les toits d’immeubles. Les goélands ne seraient d’ailleurs pas la seule espèce à s’attaquer aux appareils de la PP. Récemment un drone aurait été victime d’une « horde d’oiseaux non identifiés », selon l’expression d’un fonctionnaire de la PP alerté sur l’incident. Peut-être des corneilles…
Des drones utilisés par la BRI

Difficile de connaître les missions au cours desquelles les drones ont été contrariés. Les engins volant de la PP évoluent dans un certain brouillard législatif. Ils sont utilisés pour des fonctions de surveillance lors de manifestation de voie publique ou d’opération de maintien de l’ordre. Mais ils servent aussi à la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) lors d’opération avec prise d’otage avant de donner l’assaut.