Je dis pas ça pour embêter, mais la lecture de cet article jette le trouble dans mon miroir. Mon identité vacille. Ma testostérone prend des airs d’oestrogène. Et je n’exclus désormais plus le fait que mon chromosome Y soit en réalité un X marchant les jambes serrées (image 1). De quel article s’agit-il ?
Du compte-rendu d’un livre écrit par une américaine, Hanna Rosin : « The End of Men : voici venu le temps des femmes ». L’auteur relate le terrain qu’occupent aujourd’hui les femmes dans les domaines politique et économique. Elle parle de « l’élan féminin » de l’innovation sociale.
Ah, zut alors. Tout se complique. Au début la femme et l’homme étaient différents. Puis ils ne furent plus différents. Voilà qu’ils sont à nouveau différents. En effet l’auteur parle des valeurs et fonctionnements féminins, lesquels seraient en particulier l’émotivité, l’intuition et la transmission. (...)
Mais il y a plusieurs choses bizarres quand-même. C’est pas pour embêter, nan, jamais,féminin,masculin,x,y,chromosome,genres,carré,rond,de vinci,renoir,hommes,femmes,cliché,stéréotype vous me connaissez. C’est juste que le féminin est encore une fois émotif et pas rationnel. Bon, si c’est une femme qui le dit...
D’autre part, il me semble que les grands créateurs hommes ont été des intuitifs. Que la pédagogie assurée par les hommes comme par les femmes est une transmission. Que ce sont des hommes qui ont inventé le compagnonnage, cette forme évoluée de transmission. Qu’ils ont contribué largement à la démocratie participative. Que nombre d’entre eux ont introduit le travail non pyramidal, en réseau, dans les entreprises qu’ils dirigent. Bref, si j’en crois cet article, les valeurs féminines sont à l’oeuvre depuis longtemps grâce à leur mise en application par des hommes. Hum hum...
Et puis, je veux pas embêter, mais sous cette célébration des valeurs dites féminines, on trouve encore un vieux cliché de l’âge des dinosaures (...)