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Marie-Claude Saliceti
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Les Nouvelles News
Vers une meilleure reconnaissance professionnelle des sages-femmes ?
Article mis en ligne le 12 octobre 2016

Les étudiant.e.s sages-femmes auront désormais le même statut que les futur.e.s médecins, profitant ainsi d’une revalorisation de leur rémunération et d’une meilleure protection sociale. Un pas en avant mais leurs revendications ne s’arrêtent pas là.

C’est une « grande avancée pour toute la profession ». Les étudiant.e.s sages-femmes viennent d’obtenir, par décret officiel, le statut d’étudiant hospitalier, au même titre que les futur.e.s médecins, dentistes et pharmacien.ne.s. « Nous sommes très satisfaites, nous nous sommes battues depuis 2011 pour cette cause », se félicite Éléonore Bleuzen, présidente de l’association nationale des étudiants sages-femmes (ANESF), interrogée par Les Nouvelles NEWS.
“Ce décret permet d’éviter les dérives”

Mais concrètement, qu’est-ce-que ce changement de statut implique ? D’abord, une reconnaissance symbolique « du caractère médical de la profession ». De manière plus concrète, les étudiantes sages-femmes pourront désormais bénéficier de la même protection sociale, des mêmes droits sociaux que, par exemple, les futurs médecins avec qui elles partagent la première année de médecine.

Pour bien comprendre, il faut savoir que les étudiant.e.s en maïeutique suivent leur cursus dans des écoles dépendantes de la région, et non de l’université. « Avant, nous dépendions du règlement de chaque école. La plupart nous faisaient bénéficier des congés maladie, congés maternité et paternité, mais cela dépendait des écoles. Ce décret permet d’éviter les dérives », estime Éléonore Bleuzen.

Un premier vers l’intégration du cursus maïeutique à l’université (...)

Le statut de praticien hospitalier toujours verrouillé

À terme, c’est le statut de praticien hospitalier, auquel souhaitent pouvoir concourir les sages-femmes, qui est visé. « Cela se fera très lentement, sûrement dans 15-20 ans. Le nouveau statut d’étudiant hospitalier nous donne un nouvel argument mais le statut de praticien hospitalier s’obtient par concours. Un médecin ne l’a pas automatiquement, il doit témoigner d’un parcours de recherche, de clinicien et d’enseignant ». Aujourd’hui, les sages-femmes en sont exclues, elles n’ont pas l’autorisation de participer au concours.

« Il y a peu de sages-femmes qui font de la recherche, qui ont une thèse. Mais nous souhaiterions qu’elles puissent être intégrées à l’université », réclame la présidente de l’ANESF. (...)