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France Inter
À la Sorbonne, des enseignants font de la rétention de notes contre la hausse de frais d’inscription pour les étrangers
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Article mis en ligne le 28 février 2026
dernière modification le 27 février 2026

Pour protester contre la hausse des frais d’inscription pour certains étudiants étrangers hors Union européenne, des enseignants de la prestigieuse université Paris 1 Panthéon-Sorbonne pratiquent la rétention des notes des examens partiels de janvier, rapporte ce vendredi France Inter.

Les frais d’inscription de certains étudiants étrangers vont être en moyenne multipliés par 16, ils devront payer 2 895 euros pour une année de licence et quasiment 4 000 euros pour une année de master. La présidence de l’établissement dit mettre en application un décret du gouvernement qui date de 2019 et met en avant un besoin urgent de trouver des financements face aux difficultés économiques des universités. (...)

Aujourd’hui, la rétention des notes concerne principalement les étudiants en première et en deuxième année de licence, où il y a moins d’enjeux. En revanche pour les étudiants en troisième année, où les résultats sont indispensables pour s’inscrire en master, les notes sont progressivement dévoilées. (...)

La Fage, première organisation étudiante, soutient la cause, mais moins la méthode, explique Suzanne Nijdam, sa présidente. "Le plus inadmissible, c’est justement de considérer les étudiants comme des variables d’ajustement budgétaire", dénonce-t-elle. "Et pour autant, notre objectif n’est pas de faire peser" ces enjeux "encore plus sur les étudiants qui sont déjà stressés et qui ont déjà beaucoup de problématiques", avance Suzanne Nijdam.

Face à ce mouvement de rétention des notes, la présidence de l’université a fait une concession, la hausse des frais d’inscription ne concernera pas les étudiants qui sont déjà en cursus à Paris 1. Après une assemblée générale, vendredi, les enseignants ont tout de même décidé de poursuivre le mouvement jusqu’au 10 mars, journée de mobilisation contre le "sous-financement chronique" de l’enseignement supérieur. (...)