Donald Trump a frappé un grand coup sur ses réseaux sociaux en affirmant avoir « interdit » à Israël de bombarder le Liban après l’entrée en vigueur de la trêve de 10 jours dans la nuit de jeudi à vendredi. Pour Benyamin Netanyahu qui déclare qu’Israël n’a « pas encore fini le travail » contre le Hezbollah, cette nouvelle séquence ressemble à un exercice d’équilibriste de plus en plus périlleux.
Officiellement, le Premier ministre affirme avoir accepté ce cessez-le-feu pour « donner une chance » à une solution politique, à la demande de son « ami » Donald Trump. Mais derrière la rhétorique des « résultats majeurs », l’image de l’homme fort d’Israël vacille, rapporte notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul.
Placé sous la tutelle quasi-directe de la Maison Blanche, Netanyahu doit aussi contenir la fureur de son aile droite, qui crie à la capitulation avant d’avoir « fini le travail ». (...)
Netanyahu pris en étau
À la Knesset, l’opposition dénonce une trêve dictée par l’étranger plutôt que par les impératifs de sécurité. Entre l’injonction de Trump et une opinion publique fracturée, Benyamin Netanyahu apparaît plus que jamais pris en étau, contraint de naviguer à vue alors que le Hezbollah, bien qu’affaibli, n’est toujours pas désarmé et n’est pas près de l’être. (...)