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France24/AFP/
Donald Trump réaffirme son souhait d’un Groenland américain, après l’objection du Danemark
#USA #Trump #Groenland #Danemark
Article mis en ligne le 5 janvier 2026

Donald Trump a réitéré dimanche que les États-Unis avaient "besoin" du Groenland. La Première ministre du Danemark avait demandé un peu plus tôt à Washington de cesser de menacer d’annexer le territoire.

L’intervention militaire américaine au Venezuela, qui a mis en exergue l’intérêt de Donald Trump pour les vastes ressources pétrolières du pays, a ravivé les craintes pour le Groenland, convoité par le président américain pour ses importantes ressources minières et son emplacement stratégique.

"Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper", a réaffirmé le président américain aux journalistes à bord d’Air Force One dimanche soir. "Nous nous occuperons du Groenland dans environ deux mois... parlons du Groenland dans 20 jours", a-t-il ajouté.

Plus tôt déjà, Donald Trump a poussé la cheffe du gouvernement danois Mette Frederiksen à sortir de sa réserve. Interrogé lors d’un entretien téléphonique par The Atlantic sur les implications de l’opération militaire au Venezuela pour le Groenland, Donald Trump a déclaré que c’était à ses partenaires de les évaluer, selon le magazine. "Ils vont devoir se faire leur propre opinion. Je ne sais vraiment pas", a déclaré Donald Trump, ajoutant : "Mais nous avons absolument besoin du Groenland. Nous en avons besoin pour notre défense."

Le Groenland n’est "pas à vendre"

La Première ministre danoise s’est élevée contre la convoitise du président américain : "Je demande instamment aux États-Unis de mettre fin à leurs menaces contre un allié historique et contre un territoire et un peuple qui ont clairement fait savoir qu’ils n’étaient pas à vendre", a écrit Mette Frederiksen dans un communiqué dimanche soir. "Je dois le dire très clairement aux États-Unis : il est tout à fait absurde de dire que les États-Unis devraient prendre le contrôle du Groenland", a-t-elle ajouté.

Samedi, une publication sur X de l’épouse du directeur de cabinet adjoint de la Maison Blanche, Stephen Miller, avait ravivé les craintes danoises. Katie Miller a publié sur son compte X une carte du Groenland colorée aux couleurs du drapeau américain, assortie d’une courte légende en capitales : "SOON" ("bientôt"). (...)

La Première ministre a rappelé que le Royaume du Danemark, qui inclut les îles Féroé et le Groenland, "fait partie de l’Otan et bénéficie ainsi de la garantie de sécurité de l’alliance". Le Danemark est un allié historique et traditionnel des États-Unis, se fournissant largement auprès de Washington pour son armement.

Le Premier ministre du territoire autonome danois avait jugé auparavant "irrespectueux" le tweet de la femme du conseiller de Trump. (...)

Le Groenland une immense île arctique peuplée de 57 000 habitants, répète ne pas être à vendre et vouloir décider seul de son avenir. En janvier 2025, 85 % des Groenlandais s’étaient dits opposés à une future appartenance aux États-Unis, selon un sondage publié dans le quotidien groenlandais Sermitsiaq. Seuls 6 % y étaient favorables.

Fin mars 2025, le vice-président américain, JD Vance, avait provoqué un tollé en prévoyant de se rendre sur le territoire sans y avoir été invité. Il y avait finalement renoncé pour se contenter de visiter la seule base militaire américaine du territoire. Fin août, la télévision danoise avait révélé qu’au moins trois Américains liés à Donald Trump avaient réalisé des opérations d’influence dans ce territoire polaire.