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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Droits des LGBTQ+ : l’UE n’interdira pas les « thérapies » de conversion mais veut inciter à les bannir
#LGBTQ+ #thérapiesdeConversion #UE
Article mis en ligne le 14 mai 2026

Alors qu’une pétition signée par plus d’un million de citoyens le demandait, la Commission européenne a estimé, mercredi 13 mai, qu’elle n’avait pas les moyens d’interdire les « thérapies » de conversion des personnes LGBTQ+. À défaut, l’Union européenne (UE) poussera ses États-membres à le faire. Ces « thérapies » assimilent l’homosexualité à une maladie et prétendent à tort pouvoir modifier l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne. Les associations sont partagées devant cette décision.

Vivement critiquées dans le monde entier, les « thérapies » de conversion peuvent prendre la forme de stages, de séances d’exorcisme, ou encore d’électrochocs. Autant de pratiques qui n’« ont pas leur place dans notre Union », a souligné Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, devant laquelle flottait un drapeau LGBT+ mercredi 13 mai.

« C’est une pratique honteuse, une pratique inacceptable. Il ne s’agit pas de soins, c’est une violence déguisée. Personne ne devrait avoir à vivre ça », a appuyé la commissaire européenne Hadja Lahbib, en charge de l’égalité. (...)

Un texte non contraignant (...)

L’exécutif européen a également défendu sa décision au nom du réalisme. Car une interdiction à l’échelle des 27 pays de l’Union n’avait quasiment aucune chance d’aboutir, explique Hadja Lahbib (...)

Huit pays ont déjà interdit ces pratiques : la France, la Belgique, Chypre, l’Allemagne, Malte, le Portugal, l’Espagne et la Grèce. Mais l’idée fait son chemin en Irlande, aux Pays-Bas et au Danemark. D’autres résistent encore comme la Slovaquie.

Malgré tout, pour Cianan Russel pour le réseau d’associations LGBT ILGA-Europe, la Commission a fait le bon choix (...)

Le groupe Against Conversion Therapy, à l’origine de la pétition, regrette au contraire « une occasion manquée ». (...)

Au Parlement européen, où une résolution pour l’interdiction des « thérapies » a été adoptée en avril , la députée de gauche Manon Aubry a parlé d’une décision « ​​​​​​​honteuse ».


crédit image : Silar, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons