Plus d’un mois après l’attaque menée par des miliciens contre le quartier général du parc Upemba à Lusinga, en République démocratique du Congo, l’heure est à la reconstruction progressive pour les éco-gardes et le personnel civil de cette aire protégée. Les responsables du parc ont organisé un soutien psychologique sur plusieurs semaines, tant pour le personnel évacué vers Lubumbashi que pour celui resté sur place au parc. L’attaque du 3 mars a coûté la vie à sept employés du parc Upemba. Retour sur les lieux, à la rencontre de quelques-uns de ces employés.
(...) Cette jeune dame d’une vingtaine d’années se rappelle de tous les moments de peur, et parfois de découragement, comme si c’était hier : « J’ai eu trop peur... Je me sentais hors de moi-même. Je m’imaginais plein de choses. Et ma plus grande peur a commencé lorsque les rebelles m’avaient fait sortir de la maison. C’est là que j’ai vécu mon pire cauchemar : voir mes collègues couchés au sol sans vie. » (...)
Une prise en charge pour une reconstruction
Beaucoup d’autres employés du parc Upemba, dont des éco-gardes, ont été confrontés à cette violence brutale, mais à des degrés différents. Ebenezer Kamangu est le psychologue qui les a suivis. « Dans un premier temps, nous avons reçu ceux-là qui ont été victimes de l’attaque. On les écoute. Ensuite, on procède aux évaluations. Il y en a qui, malgré tout ce qu’ils ont vu et vécu, n’étaient pas traumatisés. D’autres étaient extrêmement traumatisés et ont manifesté plusieurs troubles pour lesquels on a planifié la prise en charge », explique-t-il.
Une prise en charge qui ouvre la voie vers la reconstruction (...)
imaage : Chris Power Ilunga Mpako, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons