Élu à Carcassonne, Christophe Barthès met en scène son hostilité à l’égard de l’Europe. Exploitant viticole, il n’oublie pourtant pas de réclamer les aides de l’UE.
C’est une constante chez plusieurs partis politiques en voie d’implantation territoriale : la tentation de faire des villes des laboratoires n’est jamais loin. (...)
« Dehors les drapeaux européens », a-t-il commenté, en publiant les images de cette mise en scène sur les réseaux sociaux. Par ce geste symbolique, l’élu d’extrême droite entend renouer avec le logiciel souverainiste du parti lepéniste, qui plus est dans une région viticole où le libre-échange instauré par l’UE n’a pas forcément bonne presse. Un bon coup de la part de Christophe Barthès ? Pas forcément.
Car en plus de réveiller les procès en europhobie souvent instruits à l’encontre du parti de Jordan Bardella, et de rappeler les condamnations en première instance de Marine Le Pen et d’autres cadres dans l’affaire des assistants parlementaires au Parlement européen, l’élu RN, à la tête d’une importante exploitation viticole, a aussi attiré l’attention sur sa propre société.
Près de 300 000 euros d’aides
Car comme le montrent certains documents consultables en ligne et déterrés par plusieurs internautes, Christophe Barthès n’a pas l’air de vouer une haine viscérale à l’égard des institutions européennes lorsqu’il s’agit de sa trésorerie (...)