Alors que la France attend le feu vert de Bruxelles pour entériner son projet d’interdiction des réseaux sociaux, pour les moins de 15 ans, en septembre prochain, le débat sur la majorité numérique s’embrase. Le naufrage de l’outil de vérification de l’âge de l’Union Européenne à la mi-avril 2026 a mis en lumière la fragilité des solutions techniques proposées, et ravivé des soupçons de manipulation législative par les lobbys.
Le 23 février dernier, le Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Michael O’Flaherty, assurait qu’interdire l’accès des enfants aux réseaux sociaux revenait à déplacer la responsabilité de la sécurité des plateformes sur les enfants eux-mêmes. En conséquence, il appelait les géants de la tech à les protéger dès la conception de leurs applications. (...)
« Au lieu de mieux les protéger, on risque de les pousser vers des plateformes pensées pour des adultes sans garde-fous, » prévient ainsi Simeon de Brouwer, conseiller en politiques publiques au sein de l’ONG de défense des droits numériques European Digital Rights.
La France suspendue à la décision de l’UE (...)
Le texte, adopté en première lecture par l’Assemblée nationale en janvier, a été notifié à la Commission européenne le 13 avril 2026. L’UE dispose désormais de quelques mois pour décider si le plan de Paris est compatible avec les règles du bloc, avant une potentielle entrée en vigueur en septembre 2026.
crédit image : Ibrahim.ID, CC BY 4.0, via Wikimedia Commons