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RFI
Face aux menaces américaines, le Premier ministre du Groenland refuse de céder à la panique
#USA #Trump #Groenland #Danemark
Article mis en ligne le 6 janvier 2026

Depuis l’opération Absolute Resolve au Venezuela, Donald Trump ne cesse de réaffirmer son intention de faire passer le Groenland, territoire autonome danois, sous drapeau américain. Alors que la Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a souligné qu’une attaque d’un pays de l’Otan contre le territoire arctique serait « la fin de tout », le chef du gouvernement groenlandais appelle, lui, à ne pas céder à la « panique ». Mais au sein de son peuple, les positions ne sont pas unanimes.

(...) « La situation n’est pas telle que les États-Unis puissent conquérir le Groenland. Ce n’est pas le cas. Nous ne devons donc pas paniquer. Nous devons rétablir la bonne coopération que nous avons eue », a dit Jens-Frederik Nielsen lors d’une conférence de presse à Nuuk, la capitale du Groenland.

Celui-ci a cependant souligné que son gouvernement allait « maintenant durcir le ton, car nous ne sommes pas satisfaits de la situation dans laquelle nous nous trouvons ». « Ça suffit que la communication se fasse par les médias et par divers détours », a-t-il ajouté.

Sentiments plus divisés chez les Groenlandais (...)

  • Au sein de l’Union européenne (UE), si la préoccupation est palpable, les 27 marchent sur des œufs, indique de son côté Pierre Bénazet, notre correspondant à Bruxelles. Les Européens n’ont certainement pas besoin que les États-Unis contrôlent le Groenland, répond la Commission européenne à Donald Trump. (...)

Les Européens sont prudents avec Donald Trump car ils souhaitent pouvoir être impliqués dans les négociations sur l’Ukraine. Mais si la plupart d’entre eux a renoncé à condamner fermement le coup de force au Venezuela, le ton est toutefois plus ferme sur le Groenland. Les dirigeants britanniques, suédois et finlandais ont ainsi apporté leur soutien au Danemark. Quant au ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, il a affirmé que le Groenland n’était « ni à vendre, ni à prendre ».