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RFI
France : 27 ans après le naufrage de l’Erika, du fioul identifié sur des oiseaux en Bretagne
#Bretagne #naufrageErika #pollution
Article mis en ligne le 3 février 2026
dernière modification le 31 janvier 2026

Vingt-sept ans après le naufrage de l’Erika, du fioul présentant des similitudes avec celui du pétrolier a de nouveau été identifié sur les côtes bretonnes. Jeudi 29 janvier 2026, des oiseaux mazoutés ont été retrouvés sur plusieurs plages du Finistère, ravivant le souvenir de l’une des plus graves marées noires qu’ait connues la France.

Le 12 décembre 1999, l’Erika, un pétrolier affrété par Total, sombrait au large de la Bretagne, à l’ouest de la France. Environ 20 000 tonnes de fioul lourd s’étaient alors déversées en mer, polluant près de 400 kilomètres de littoral et provoquant la mort de 150 000 à 300 000 oiseaux.

Des oiseaux découverts récemment ont été pris en charge par la Ligue de protection des oiseaux (LPO). Leurs plumes ont été envoyées au Cedre (Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux) afin d’en analyser la nature. (...)

Le fioul « impompable », toujours présent sous l’eau
(...)

Nicolas Tamic rappelle que tout le fioul n’avait pas pu être récupéré. « ​​​​​​​On a toujours ce qu’on appelle des "impompables" à bord d’un navire », souligne-t-il. Le pétrole peut « se loger dans des zones inatteignables par les techniques de dépollution ».

Avec le temps, l’érosion de l’épave, brisée en deux lors du naufrage, et des conditions météorologiques particulièrement agitées ont favorisé la remontée de ce fioul dit « ​​​​​​​impompable ». Vingt-sept ans après les faits, la Bretagne n’en a donc toujours pas fini avec les conséquences de cette sinistre marée noire.