A partir du 1er mars 2026, l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) ne conservera plus les documents originaux des demandeurs d’asile. Le demandeur viendra à son rendez-vous avec l’agent de protection muni de son passeport et autres documents officiels, mais ces derniers seront "vérifiés par l’Ofpra puis rendus à la fin de l’entretien". Il faudra néanmoins envoyer des copies par voie postale.
(...) Les documents originaux ne seront à présenter que lors de la convocation du demandeur avec un officier de protection. "[Ces documents seront] vérifiés par l’Ofpra puis [seront] rendus à la fin de l’entretien", peut-on lire sur leur site internet. Les demandeurs d’asile pourront donc conserver leur passeport avec eux. Une décision qui s’applique aussi dans les départements d’Outre-mer.
Il reste interdit de retourner dans son pays d’origine avec son passeport
Jusqu’à présent, ce n’était pas le cas. Avant le 1er mars 2026, les demandeurs d’asile remettaient leurs documents originaux - et leur passeport surtout - à l’Ofpra qui les conservait dans ses archives. Impossible ensuite pour le réfugié statutaire de le récupérer, même en cas de naturalisation. (...)
Cette réforme est donc symboliquement forte pour de nombreux étrangers en France. (...)
Ce changement de politique sert à désengorger les archives de l’Ofpra, explique l’Institution qui existe depuis 1952 et qui croule sous des kilomètres d’archives dans ses sous-sols.
L’Ofpra tient aussi à préciser que retourner dans son pays d’origine avec son passeport reste interdit quand on est réfugié statutaire. (...)