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RFI
France : la justice émet des mandats d’arrêt contre la plateforme Kick après la mort d’un streamer en direct
#Pormanove #KICK
Article mis en ligne le 29 janvier 2026

Des mandats d’arrêt ont été émis par la justice française contre les gérants de la plateforme de vidéos australienne Kick, a annoncé mardi 27 janvier le parquet de Paris. Les streamers Naruto et Safine, partenaires de Jean Pormanove, décédé en août 2025 après 12 jours de direct le montrant violenté et humilié sur la plateforme, seront jugés à partir du 6 juillet, a également annoncé mardi le parquet de Nice.

Les mandats d’arrêt sont justifiés par le fait que les gérants de la plateforme Kick ne se sont pas présentés à la convocation à Paris que la justice française leur a adressée, a expliqué le ministère public. Ces deux mis en cause se trouvent actuellement en Australie, d’après une source proche du dossier.

Raphaël Graven, 46 ans, connu sous le pseudonyme de Jean Pormanove, est décédé le 18 août 2025 près de Nice, dans le sud-est de la France, lors d’une diffusion en direct sur Kick. Il avait déjà subi plus de 12 jours de direct le montrant, ainsi qu’un autre homme, violenté et humilié par deux personnes.

Suivie par près de 200 000 personnes, la chaîne « Jeanpormanove » montrait depuis des mois Raphaël Graven se faire insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball. Des contenus scénarisés, selon les promoteurs de la chaîne. Deux enquêtes ont été ouvertes.

À Paris, les auditions des dirigeants de Kick devaient permettre de « recueillir les observations sur les faits reprochés » ainsi que « sur les mesures de mise en conformité que la société Kick était susceptible d’avoir prises depuis le décès de Jean Pormanove ».

Les investigations parisiennes sont désormais confiées à un juge d’instruction (...)

Les deux streamers seront jugés « devant le tribunal correctionnel de Nice le 6 juillet 2026 », a précisé le procureur, confirmant une information de Mediapart. (...)

Les deux streamers avaient été placés une première fois en garde à vue en janvier 2025 puis relâchés sans charges, assurant, comme Jean Pormanove, que tout était scénarisé et destiné à « faire le buzz pour gagner de l’argent ».