Le Sénat a rejeté, mardi 12 mai, pour la deuxième fois, l’ensemble de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a appelé du même coup à l’organisation d’un référendum sur cette réforme sociétale majeure chère à Emmanuel Macron.
Après le rejet, lundi 11 mai dans la soirée, d’un article considéré comme la « clé de voûte » du dispositif sur l’aide à mourir, les sénateurs ont préféré supprimer tous les autres articles un à un, actant leurs désaccords sur ce texte déjà rejeté fin janvier en première lecture. Le cheminement législatif de cette réforme va néanmoins continuer, le gouvernement ayant la possibilité de donner le dernier mot à l’Assemblée nationale, qui bénéficie elle d’une majorité assez nette sur ce texte.
Cette hypothèse serait « un passage en force », a dénoncé Bruno Retailleau dans l’hémicycle, estimant qu’il revenait aux Français de « trancher cette question anthropologique très grave ». (...)
Après deux jours de débats, les sénateurs ont dû constater leur incapacité à trouver un terrain d’entente, préférant rejeter tous les articles, plutôt que d’aboutir à un texte dénaturé, sans ossature. (...)
« Ce débat a été interdit par le Sénat lui-même et c’est un problème », a dénoncé l’écologiste Anne Souyris, quand d’autres parlementaires ont appelé à la reprise rapide du texte par les députés. « Ce débat va continuer à l’Assemblée nationale. Le gouvernement va continuer à s’engager, à accompagner le Parlement pour que les Français puissent bénéficier d’un nouveau droit, d’une nouvelle liberté, celle du droit à mourir », a réagi la ministre déléguée à l’Autonomie, Camille Galliard-Minier, devant les sénateurs.
Une adoption définitive espérée mi-juillet (...)