Ce mardi 31 mars, de nombreux enseignants de primaire, de collèges et de lycées ne se sont pas rendus dans leurs écoles. Une journée de grève pour s’opposer aux 4 000 suppressions de postes prévues par le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, à la rentrée prochaine.
Moins d’élèves, mais pas moins de moyens : les enseignants étaient en grève ce mardi contre les suppressions de postes, les fermetures de classes et pour la revalorisation des salaires, mots d’ordre qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes en France. Les enseignants pointent du doigt des choix budgétaires « court-termistes » aggravant la dégradation d’un service public d’éducation déjà « exsangue ». Avec des manifestations dans plusieurs villes, ce mardi était voulu comme le temps fort d’une semaine d’actions. (...)
Le gouvernement « est en train de massacrer l’école publique »
Dans la manifestation organisée à Paris, pancarte sur le dos, Céline et quatre de ses collègues d’une école parisienne ne sont pas dans leur classe. Elles sont venues manifester pour une raison bien précise : « Une fermeture de classe qui va forcément faire remonter les effectifs. On nous demande de toujours faire plus, avec toujours moins, et on ne peut pas aller chercher la Lune si on n’a pas les moyens de le faire. » (...)
À Marseille, où la mobilisation est importante, ils sont un millier d’enseignants, de parents, mais aussi de lycéens venus manifester, rapporte notre correspondante à Marseille, Sophie Bourlet. (...)
La guerre est également omniprésente dans les slogans. Les manifestants reprochent au gouvernement de flécher le budget vers les conflits plutôt que l’éducation.
Une offre éducative moins large et une hausse de l’épuisement professionnel
Avec les suppressions de postes annoncées par le gouvernement, qui dit moins de professeurs, dit aussi une offre éducative moins large pour les élèves (...)
Entre 25 et 30% des enseignants étaient en grève ce mardi selon les syndicats, contre seulement 10% selon le ministère de l’Éducation nationale.