La tempête Goretti a frappé la Normandie dans la nuit du 8 au 9 janvier. La radio publique locale Ici a lancé une édition spéciale pour recueillir les témoignages et informer sur les dégâts. Reporterre était dans les studios.
Dans les locaux d’Ici Normandie, l’antenne locale de Radio France, l’équipe est sur le pont depuis 6 heures du matin pour informer les habitantes et habitants de la région des dégâts causés par la tempête Goretti, et recueillir leurs témoignages.
Située dans le centre-ville de Caen, la radio avait décidé de passer en mode édition spéciale : programmes habituels bouleversés, et une grande place aux appels des auditeurs. Si le Calvados et l’Orne n’ont pas été aussi durement touchés que le département voisin de la Manche, les vents ont tout de même atteint 213 km/h à Barfleur et 147 km/h à Caen. (...)
Dans le Calvados, 62 500 foyers ont vu leur électricité cesser de fonctionner pendant la nuit. (...)
« Vous êtes nos yeux et nos oreilles, appelez-nous ! », lance l’animateur François Duval à l’antenne pour inciter les Normands à passer un coup de fil, envoyer un courrier électronique ou commenter sur les réseaux sociaux.
« Nous avons un réseau d’auditeurs fidèles qui nous appellent »
Le but ? Informer en direct de la situation aux quatre coins des deux départements que couvre la station, afin de distiller des conseils et des témoignages, au sujet du trafic routier comme de la nuit passée sous une toiture parfois vacillante. (...)
À cause du vent, la rédaction a dû elle aussi faire face à des difficultés techniques et électriques avant même sa prise d’antenne à six heures du matin. En plus de s’affairer avec les techniciens, la rédactrice en chef Stéphanie Brossard a aussi bataillé contre les soucis techniques au téléphone pour trouver des élus locaux disponibles pour faire le point sur leur commune. (...)
« Je reste convaincue que les radios locales restent un lien fort entre les humains, surtout en service public », dit Carole, journaliste sur cette antenne depuis 39 ans. « En 2013, on avait eu trois jours de neige, des gens dormaient dans leur voiture ou des trains en nous écoutant, j’ai alors mesuré combien nous étions importants. »