De nombreux militants de « la flottille pour Gaza », arrêtés au large de la Crète par les forces israéliennes, ont débarqué vendredi 1er mai dans un petit port de cette île grecque en Méditerranée orientale.
Escortés par des garde-côtes grecs, environ 175 militants, en majorité des ressortissants de pays européens, ont été conduits à bord de quatre autocars sur le port d’Atherinolakkos, dans le sud-est de la Crète, près de la ville d’Iérapetra. Ils seront transférés vers Héraklion, le chef-lieu de cette île, selon des médias grecs. En même temps, des bateaux participant à la flottille, qui n’ont pas été interceptés, se dirigent vers Iérapetra.
Selon le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Oren Marmorstein, « tous les militants de la flottille sont désormais en Grèce, à l’exception de Saif Abu Keshek et de Thiago Avila ». Le ressortissant espagnol Saif Abu Keshek est « soupçonné d’appartenir à une organisation terroriste et Thiago Ávila [militant brésilien, NDLR] d’activités illégales », a fait savoir sur son compte X le ministère israélien des Affaires étrangères, ajoutant que ces deux hommes « seront transférés en Israël pour y être interrogés ». (...)
Accord entre Israël et la Grèce
L’Espagne a aussitôt exigé la « libération immédiate » de Saif Abu Keshek. De son côté, la Turquie a annoncé le rapatriement d’une vingtaine de ses citoyens qui figuraient parmi les personnes interceptées par les Israéliens jeudi. (...)
jeudi en fin d’après-midi, le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, avait déclaré qu’« à la suite d’un accord avec le gouvernement grec, les civils transférés des navires de la flottille vers un navire israélien seraient finalement débarqués sur les côtes grecques ».
Les autorités grecques « sont en contact avec les autorités consulaires » chargées de chacun des militants « pour assurer leur retour » vers leurs pays, a confirmé vendredi le ministère grec des Affaires étrangères.
L’ONG MarchToGaza dénonce une « arrestation illégale et pirate » (...)
« Le gouvernement grec couvre une opération internationale d’enlèvement de ressortissants de pays tiers et consent à des violations flagrantes du droit humanitaire international et du droit de la mer », a affirmé l’ONG dans un communiqué. (...)