Ce texte devait réserver un tiers des sièges parlementaires aux femmes. Après trois jours de session spéciale au Parlement, du 16 au 18 avril, sa mise au vote a échoué. Si le gouvernement dénonce un sabotage de l’opposition, celle-ci invoque un dangereux calcul politique caché derrière ce quota.
(...) L’opposition accuse le pouvoir d’avoir piégé ce texte. Elle affirme que le gouvernement a lié le projet de quotas féminins au Parlement à un redécoupage électoral partisan.
Mais ces explications sont jugées inacceptables par les députées du parti de Narendra Modi, qui, furieuses, crient à la trahison :
« Honte à l’opposition ! C’est une insulte aux femmes ! L’Inde ne se laissera pas faire ! »
La majorité annonce des manifestations contre l’opposition à travers tout le pays.
Dans la presse indienne, le quotidien respecté The Hindu estime que conditionner la représentation des femmes au redécoupage électoral relève d’une « approche bizarre (…) vouée à l’échec ».