L’État est-il l’acteur principal de la transition énergétique ? Faut-il, pour sortir du pétrole et du charbon, une politique ambitieuse de redistribution ? Questions discutées, qui supposent pour être bien comprises de ressaisir l’histoire longue de l’énergie.
Lucas Chancel présente la « tension fondamentale » qui structure son livre comme suit : « la maîtrise de l’énergie est un vecteur d’émancipation autant qu’elle est une forme de pouvoir. Elle est donc éminemment politique » (p. 8). L’enlèvement du président du Venezuela Nicolas Maduro par les États-Unis de Donald Trump au mois de janvier 2026 renforce encore, si besoin était, la pertinence de cette affirmation. Comme le souligne Paul Krugman, Trump a mentionné le mot « pétrole » 27 fois pendant sa conférence de presse pour justifier cet enlèvement, ce qui laisse peu de doute sur le sujet : la maîtrise de l’énergie est en effet, et plus que jamais, une forme de pouvoir, éminemment politique (...)
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