En Chine, le charbon ne disparaît pas, il se transforme. Dans le désert de Mongolie intérieure, Pékin construit une nouvelle génération de centrales capables d’alterner entre renouvelables et énergie fossile. Objectif : sécuriser l’électricité sans freiner la transition verte.
C’est un tournant discret mais stratégique dans la politique énergétique chinoise. En Mongolie intérieure, deux immenses centrales dites « flexibles » vont combiner solaire, éolien, stockage… et charbon.
Mais contrairement au modèle classique, le charbon ne sera plus la base du système. Il deviendra une énergie d’appoint, mobilisée seulement lorsque les renouvelables faiblissent. (...)
La région, qui concentre à la fois d’immenses réserves de charbon et l’un des plus forts potentiels éolien et solaire du pays, devient le laboratoire de ce nouveau modèle hybride. L’électricité produite sera acheminée vers les grands pôles industriels de l’Est - Shanghai et le Jiangsu - avec un objectif ambitieux : environ 60 % d’énergie renouvelable d’ici 2030. (...)
Mais l’équation reste fragile. (...)