Washington sème l’agitation chez ses alliés en poursuivant ses annonces sur les réductions d’effectifs de soldats américains en Europe. Après avoir déclaré le retrait de 5 000 soldats d’Allemagne au début du mois, le Pentagone vient d’annoncer l’annulation du déploiement de 4 000 militaires prévu sur le territoire polonais. De quoi semer le trouble à Varsovie, qui a toujours entretenu une relation très forte avec l’allié américain et prend les questions de défense très au sérieux.
Quatre mille soldats américains de moins que prévu : les déclarations du général Christopher LaNeve sonnent comme un coup dur pour la Pologne. À la fois voisine de l’Ukraine, de la Biélorussie et de l’enclave russe de Kaliningrad, le pays compte historiquement beaucoup sur sa relation privilégiée avec les États-Unis pour assurer sa défense, rapporte notre correspondant à Varsovie, Adrien Sarlat.
Mais pour la ministre des Politiques régionales Katarzyna Pełczyńska-Nałęcz, le pays doit faire face à une nouvelle réalité : « La présence de soldats américains en Pologne est dans notre intérêt en tant qu’alliés des États-Unis, dit-elle. Mais les décisions qui sont prises outre-Atlantique sont ce qu’elles sont et nous nous devons d’être réalistes sur la façon dont agit le président Donald Trump ». (...)
Le Pentagone, de son côté, a refusé de commenter ou d’expliquer sa décision. (...)
Ces annonces interviennent dans un contexte de vif différend entre le président américain et le chancelier allemand Friedrich Merz au sujet de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. (...)