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Marie-Claude Saliceti
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RFI
RDC : à la rencontre des migrants expulsés des États-Unis
#USA #ICE #expulsions #migrants #RDC
Article mis en ligne le 24 avril 2026

Vendredi 17 avril, un premier groupe de migrants expulsés des États-Unis vers la République démocratique du Congo à la suite de la signature d’un accord entre les deux pays est arrivé à Kinshasa. Au nombre de 15, ils sont depuis hébergés dans un complexe hôtelier situé près de la capitale congolaise où ils ont été pris en charge par l’Organisation internationale des migrations (OIM). Si un visa d’une semaine leur a été accordé à leur arrivée, ils doivent désormais faire un choix : rentrer dans leur pays d’origine ou rester en RDC.

Lors de notre rencontre, ils revenaient d’une réunion avec l’Organisation internationale des migrations (OIM), l’une de leur rare sortie. Ils confient en effet ne pas être très à l’aise en RDC, même s’ils estiment que leurs conditions de vie sont satisfaisantes. (...)

prêts à engager la conversion, mais loin du micro et sous le sceau de l’anonymat. Tous racontent la même histoire : leur détention dans les centres des services d’immigration américaine, l’annonce de leur expulsion vers la RDC moins de 24 heures avant qu’elle n’ait lieu, leur départ précipité de Louisiane, le vol interminable avec deux escales à Dakar et Accra, leur arrivée en pleine nuit à l’aéroport de Ndjili dans la chaleur et l’humidité congolaises, puis leur installation au Venus Village, un hôtel aux allures de village de vacances avec sa piscine et son cours de tennis défraichi. (...)

Depuis, ils sortent peu. « Je ne sais pas pourquoi les États‑Unis concluent des accords avec des pays africains, reprend Hugo. Avec tout le respect que je lui dois, la RDC est moins développée que les États‑Unis ou que nos pays respectifs. Ici, la pauvreté est extrême et l’insécurité plus importante qu’en Colombie d’où je viens et où la situation est déjà difficile... ».

Tous ces migrants font également part de leur inquiétude pour la suite (...)

Des décisions de justice qui n’ont pas été respectées (...)

Hugo dit alors ne pas comprendre comment les services de l’immigration américaine ont pu le mettre dans un vol en direction de Kinshasa sans son consentement et en dépit de la décision d’un juge américain.