Les États-Unis et la République démocratique du Congo (RDC) ont signé, à Kinshasa, un partenariat sanitaire d’un montant de 1,2 milliard de dollars. Un accord qui s’est conclu dans un contexte de réorientation de l’aide américaine en Afrique, après plusieurs coupes budgétaires qui ont fragilisé des systèmes de santé déjà vulnérables. Washington promet jusqu’à 900 millions de dollars sur cinq ans, tandis que Kinshasa s’engage à accroître ses dépenses nationales.
Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, a précisé les priorités : intensifier la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme, et améliorer la santé maternelle et infantile. Il s’agit également de poursuivre l’éradication de la poliomyélite et renforcer la surveillance épidémiologique, ainsi que la préparation aux urgences sanitaires.
Du Côté des États-Unis, l’administration Trump affirme vouloir promouvoir l’autonomie des pays partenaires et remplacer les anciens dispositifs gérés par l’USAID, aujourd’hui dissoute. Mais cette réorientation suscite des interrogations. Le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies a exprimé ses inquiétudes concernant certaines clauses exigeant le partage de données sur des virus potentiellement épidémiques. À ce stade, on ignore si de telles dispositions figurent dans l’accord signé avec la RDC. (...)