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Marie-Claude Saliceti
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RFI
Régulation, inclusivité... dirigeants et patrons de la tech à la tribune du sommet de l’IA en Inde
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Article mis en ligne le 21 février 2026

Le monde de l’intelligence artificielle (IA) est réuni à New Delhi en Inde ce jeudi 19 février 2026. Une centaine d’officiels, dont le président français Emmanuel Macron, les patrons de Google, OpenAI et Meta, entre autres, sont au rendez-vous. L’Inde affiche l’ambition de passer à l’action en matière de régulation de l’intelligence artificielle et d’alternatives aux géants du secteur. L’objectif est de faire en sorte que l’IA profite au plus grand nombre.

Mercredi 18 février, lors du sommet mondial de l’IA à New Delhi, Narendra Modi, Antonio Guterres et Emmanuel Macron ont appelé à garantir un accès universel à l’intelligence artificielle et à la mise en place de mesures pour encadrer son usage. « L’IA doit appartenir à tout le monde » et son avenir ne peut pas être laissé « aux caprices de quelques milliardaires », a mis en garde Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, devant un parterre de dirigeants et les plus grands patrons de la « tech ».

Le Premier ministre indien Narendra Modi a lui aussi appelé à ce que cette technologie soit « accessible et inclusive ». De son côté, le président français Emmanuel Macron a affirmé que l’Europe, « un espace sûr », est « déterminée à continuer à définir les règles du jeu et à le faire avec nos alliés, tels l’Inde ». Ce jeudi 19 février, Sam Altman, le patron d’OpenAI, a estimé que le monde avait un besoin « urgent » de règles pour encadrer le développement vertigineux de l’intelligence artificielle, lors du sommet.

« L’Inde se pense comme un porte-voix du Sud global » (...)

Une alternative à Google ou Alibaba ne se construira pas en un sommet. Mais les organisateurs veulent poser des briques pour l’avenir. Ces derniers jours, les discussions ont porté sur un élément critique, celui du coût de développement de l’IA, notamment la consommation d’énergie. Un obstacle sur lequel les Indiens et les Européens travaillent d’arrache-pied. Sans cela, impossible d’imaginer construire une IA souveraine, indépendante des standards chinois et américains, des modèles jugés « fermés » et opaques.

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 (France24)
Les États-Unis s’opposent catégoriquement à une gouvernance mondiale de l’IA

Les États-Unis ont "totalement" rejeté, vendredi, toute gouvernance mondiale de l’IA au sommet à New Delhi, avant une déclaration des dizaines de dirigeants et des ministres du monde entier réunis en Inde sur l’intelligence artificielle reportée à samedi. (...)

"Nous fonçons dans l’inconnu. L’innovation liée à l’IA avance à la vitesse de la lumière et dépasse notre capacité collective à la comprendre et encore plus à la gouverner", a affirmé vendredi Antonio Guterres, devant le sommet mondial sur l’IA.

À l’opposé, pour le représentant de la Maison Blanche, l’intelligence artificielle a le potentiel de "favoriser l’épanouissement humain et de générer une prospérité sans précédent".

Et "les obsessions idéologiques axées sur les risques, comme le climat ou l’équité, sont des prétextes à une gestion bureaucratique et à la centralisation", a-t-il affirmé.

L’Assemblée générale des Nations unies a validé la création d’une commission, appelée "Panel scientifique international indépendant sur l’intelligence artificielle", qui comprendra 40 scientifiques.

Cet organe consultatif - qui ambitionne d’être pour l’IA ce que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) est pour le réchauffement climatique - a été créé en août. (...)