À la demande, entre autres, de l’Espagne, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne discutaient ce 21 avril de la suspension de l’accord d’association avec Israël. Un accord entré en vigueur en 2000 et qui régit les échanges entre l’UE et Tel-Aviv. L’accord est souvent débattu, de plus en plus depuis le début de la guerre à Gaza, mais sa suspension ne peut être décidée qu’à l’unanimité des 27 États membres.
(...) De nombreux pays de l’UE espéraient que la défaite de Viktor Orban aux législatives débloquerait la situation. L’ex-Premier ministre hongrois était un grand soutien de Benyamin Netanyahu. Mais le ministre allemand des Affaires étrangères a confirmé ce mardi son refus de suspendre l’accord.
« Nous estimons qu’une telle mesure est inappropriée. Nous devons aborder ces questions cruciales avec Israël », estime-t-il. « Nous avons vivement critiqué l’instauration de la peine de mort. Nous avons également une position très claire sur la violence des colons. Nous continuons d’insister pour qu’une solution à deux États soit rendue possible. Mais cela doit se faire par le biais d’un dialogue critique et constructif avec Israël. »
Un refus qui empêche l’unanimité des Vingt-Sept et donc la suspension de l’accord UE-Israël. Il est essentiel pour l’État hébreu : l’Union européenne est un de ses principaux partenaires commerciaux.