
Les autorités rwandaises ont annoncé jeudi 28 août l’arrivée de sept migrants expulsés des États-Unis, présents à Kigali depuis la mi-août. Il s’agit du premier groupe accueilli dans le cadre d’un accord bilatéral signé en juin dernier, qui prévoit l’installation de 250 personnes rejetées par Washington.
Depuis avril, des discussions étaient en cours entre Washington et Kigali. Elles ont abouti début août à un accord prévoyant que le Rwanda accueille jusqu’à 250 migrants expulsés des États-Unis. Le pays conserve toutefois le droit de refuser l’entrée de son territoire à certaines personnes.
Un premier groupe de sept migrants est arrivé mi-août dans la capitale rwandaise. « Tous ont reçu un soutien approprié et la protection du gouvernement rwandais », a déclaré à l’AFP Yolande Makolo, porte-parole du gouvernement. Parmi eux, « trois d’entre eux ont exprimé le souhait de retourner dans leur pays d’origine, tandis que quatre souhaitent rester » au Rwanda et « et y construire leur vie », a-t-elle indiqué, sans préciser leurs nationalités.
Kigali, « terre d’accueil » ?
Et c’est justement l’argument du Rwanda dans la signature de cet accord qui se présente comme une terre d’accueil. Yolande Makolo affirmait au début du mois que les valeurs sociétales du Rwanda étaient fondées sur la « réintégration et la réhabilitation ».
En attendant, ce premier groupe arrivé mi-août est hébergé par une organisation internationale, avec des visites de l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM) et des services sociaux rwandais, a détaillé Kigali.
Avec cet accord, le Rwanda devient le troisième pays africain à accueillir des étrangers expulsés des États-Unis, après le Soudan du Sud et l’Eswatini. L’Ouganda devrait suivre prochainement, après la signature d’un accord similaire la semaine dernière. (...) ».