Face aux résultats de La France insoumise, portée au second tour dans plusieurs grandes villes françaises, les autres listes de gauche ont souvent été amenées à nouer des alliances avec le parti de Jean-Luc Mélenchon en vue du second tour, le 22 mars. Parfois en dépit des consignes initiales.
Partout en France, La France insoumise a placé des listes indépendantes aux municipales, bien souvent dans des villes où se présentaient d’autres listes de gauche. Catégorique, la formation Place publique de Raphaël Glucksmann a exclu, dès le 2 mars, toute alliance avec LFI. De son côté, les socialistes d’Olivier Faure, entre deux piques lancées à Jean-Luc Mélenchon, ont refusé tout « accord national » avec les insoumis pour le second tour.
Les écologistes se sont montrés moins catégoriques. « On ne donne pas de consignes au niveau national aux campagnes municipales, ce sont les adhérents de chaque ville qui prennent la décision », précisait leur cheffe, Marine Tondelier, le 5 mars, qui laissait la porte ouverte à des alliances au « cas par cas ». Les Verts avaient tout de même préféré des listes de gauche traditionnelles pour le premier tour des municipales.
Depuis, les résultats sont tombés et plusieurs listes de gauche se retrouvent en compétition dans certaines grandes villes, parfois face à des candidats du centre, de la droite ou de l’extrême droite. Les logiques locales ont bien rapidement remplacé certains calculs nationaux, surtout du côté socialiste. (...)
les ralliements se sont multipliés depuis le 15 mars. (...)
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