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APRÈS LA GRÈCE, L’IRLANDE : À QUI LE TOUR ?
Article mis en ligne le 6 décembre 2010
dernière modification le 5 décembre 2010

L’Irlande vient de mettre genou à terre sous les coups de boutoirs des marchés financiers libéralisés par les directives européennes. Contrairement à la Grèce, les bons esprits ne pourront pas arguer d’une mauvaise gestion ou d’une attitude de cigale. Car le « tigre celtique » si souvent cité en exemple était le premier de la classe du libéralisme européen, se développant grâce au dumping fiscal et à la spéculation immobilière.

Mais l’Irlande, comme de nombreux pays européens, s’est endettée pour « sauver » les banques, qui maintenant spéculent contre elle ! Les solutions proposées par le gouvernement irlandais sous l’égide de l’Union européenne (UE) et du Fonds monétaire international (FMI), ne feront qu’aggraver le problème et enfonceront encore plus le peuple irlandais dans la misère, comme le font les plans d’austérité mis en place en Grèce, au Portugal, en Espagne et en Grande-Bretagne. Et aussi en France avec la casse des retraites et celle, à venir, du système de santé.

Que proposent le gouvernement irlandais, le FMI et l’UE ?

Faire payer la population mais surtout pas les capitalistes ! Baisse du salaire horaire minimum de 11,5% (il passe de 8,65 à 7,65 €), suppression de 24 750 fonctionnaires, hausse de la TVA, cet impôt injuste qui frappe proportionnellement davantage les catégories populaires et les classes moyennes que les riches, alors que le gouvernement irlandais refuse de relever l’impôt sur les sociétés ridiculement bas (12,5% alors que la moyenne dans la zone euro est de 25,7%) pour attirer les entreprises étrangères, particulièrement dans l’informatique et les télécommunications. Et cela pour le bien général ? Non ! Pour « redonner confiance » aux marchés financiers : « Nous devons tous accepter de partager le fardeau afin de pouvoir collectivement partager les fruits qui découleront de nos efforts actuels ». Le Premier ministre irlandais se moque de son peuple car le plan d’austérité et les « aides » de l’UE et du FMI ne vont profiter qu’aux actionnaires des entreprises, aux créanciers et spéculateurs qui, de nouveaux enrichis, vont pouvoir se tourner vers d’autres pays.

Le prochain sera-t-il le Portugal ou l’Espagne ? La question n’est pas lequel des deux mais dans quel ordre ! (...)

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