LA CRITIQUE SYSTÉMIQUE DU PATRIARCAT AU DÉFI DES DIVERSITÉS HISTORIQUES, CULTURELLES, SOCIALES
La critique féministe du patriarcat comme système universel de valeurs et de pratiques qui structurent l’ensemble des civilisations a fait école. Elle a contribué, notamment par son approche systémique, à fournir également une structure théorique à la lutte contre le racisme et les discriminations.
Pourtant, alors que ces mouvements sont liés, le sexisme – contrairement au racisme – peine à être reconnu comme une idéologie et les discriminations visant les femmes à être reconnues comme un système structurant. De plus, la notion même de « libération de la femme » est sortie du vocabulaire comme si cette libération s’était déjà opérée (à l’instar de libérations nationales) ou comme si une certaine « libération sexuelle » – au demeurant limitée géographiquement et dans son effectivité comme en témoigne l’important mouvement#MeeToo– était l’alpha et l’oméga de la libération de la femme.
La défense de l’égalité des droits, la lutte contre les discriminations liées au genre ou encore contre les violences faites aux femmes sont des batailles cruciales (...)
l’Europe n’est pas tout. Dans de nombreux pays, ce sont les droits élémentaires des femmes qui ne sont pas reconnus et lors même que certains le sont, le poids des coutumes, des intérêts, des modes d’échange, les rend totalement ineffectifs.
C’est pourquoi cette journée d’étude vise – en confrontant les expériences, les analyses, les stratégies – à dégager le commun, ce qui relie les approches et les finalités et constitue peut-être un fondement universel.